«Père Fouettard poignardé»

Signification pour la Suisse de l’attaque lors d’une tournée de Saint Nicolas à Rickenbach (LU).

Qu’arrive-t-il à la Suisse? Avant les vacances d’été, un jeune Syrien issu d’une famille de réfugiés, bénéficiaire en Suisse d’une protection spéciale et de toute l’aide sociale possible, a frappé et envoyé à l’hôpital son enseignante de 63 ans, proche de la retraite. L’enseignante avait voulu empêcher l’élève de menacer les filles dans la cour de l’école avec son poignard.

Un événement terrible qui s’est produit à Rickenbach (LU) vient d’être rendu public. Lors de la traditionnelle tournée de Saint Nicolas, un Albanais de quinze ans a donné, samedi dernier, un coup de couteau dans le dos à un Père Fouettard dans la cour de l’école secondaire. La vilaine blessure a dû ensuite être suturée à l’hôpital. Selon les médias, l’Albanais aurait d’abord provoqué verbalement le Père Fouettard. Ce dernier se serait alors approché avec son fouet de l’Albanais qui l’a frappé d’un coup de couteau. Le tabassage d’une enseignante suisse par un jeune islamiste, comme il s’est avéré par la suite, était odieuse. L’attaque au couteau du Père Fouettard a frappé au-delà de la victime, un garçon de dix-sept ans, l’une des plus belles coutumes suisses qui s’adressent aux enfants et aux familles. Saint Nicolas et son sinistre compagnon incarnent la magie de la période de Noël. Ce sont deux figures emblématiques de la culture chrétienne traditionnelle, victimes ici d’une lâche agression.

Les affaires de Möriken et de Rickenbach sont des signaux d’alerte. Ils constituent une évolution inquiétante. L’islam se répand-il avec manifestement plus d’audace et de violence en Suisse? Il faut aborder la question. Leurs auteurs n’étaient ni des protestants ni des bouddhistes désinhibés. Ils étaient musulmans, fer de lance militant de l’inacceptable qui se banalise. On peut y ajouter ce qui s’est passé dans une école de Wil. Par respect pour les musulmans, on y a récemment interdit quelques chants chrétiens de Noël. L’islam se propage, la Suisse se rétracte.

Des voix apaisantes et prêtes à minimiser les faits se font d’ores et déjà entendre. À Rickenbach, le Père Fouettard y serait peut-être allé un peu fort. Le coupable s’est plaint aux micros complaisamment tendus d’avoir été touché par le manche imposant du fouet et de s’être défendu – avec un canif. On entend aussi de tels propos venant de Möriken. L’assaillant brutal, qui a cassé la mâchoire de son enseignante, a voulu se faire passer pour une victime du harcèlement moral de cette dernière. Le mal est bien et le bien est mal. À force de vouloir le bien, les gens bien intentionnés ne voient plus la réalité.

La Suisse doit se défendre. L’expansion islamique insolente touche une société qui a des scrupules à conforter son identité. Dans le plus ancien État de droit démocratique d’Europe, une culture machiste archaïque, fondée sur la loi du plus fort et sur une conception agressive de l’honneur, se répand. Lorsque des enseignantes à l’âge de la retraite et des Pères Fouettards en période de Noël deviennent des cibles de brutalités, il faut s’occuper de la propagation en Suisse de quelque chose qui met fondamentalement en cause notre façon de vivre.

Cela ne vient pas de nulle part. Möriken, Wil ou Rickenbach sont les effets tardifs d’une politique d’immigration erronée. Notons que le peuple n’a, à vrai dire, jamais été consulté. C’est tout bonnement arrivé. Les autorités ont laissé entrer des foules d’étrangers en Suisse, dont de nombreux musulmans et Albanais qui font venir leurs familles depuis les années 90. Le peuple suisse ne le voulait pas. Mais les élites se sont assises sur son ressenti taxé de négligeable et stupide. Même les votations populaires ont été ignorées. Sans le large soutien, au premier chef des médias publics, cette politique migratoire n’aurait pas pu s’imposer contre la volonté du peuple.

Gauche et Verts sont les premiers à prêcher le salut des sociétés multiculturelles. Ils ont des complices jusqu’au fin fond des milieux bourgeois, au premier rang desquels le conseiller national soleurois PLR, Kurt Fluri, défenseur des plus éloquent de l’immigration, bravant si nécessaire la Constitution fédérale. Ces politiciens et leurs électeurs sont responsables des attaques perpétrées aujourd’hui contre des Pères Fouettards en Suisse, des tabassages d’enseignantes par de jeunes islamistes et de l’interdiction de chants de Noël par déférence pour les musulmans.

Le politologue américain Samuel Huntington a anticipé, il y a plus de vingt ans, ce qui se passe au niveau moléculaire dans nos écoles dans son best-seller «Le choc des civilisations». Son livre a fait scandale. Il est tombé dans une période d’illusions euphoriques sur la fin de l’histoire et l’apparition hypothétique de l’idée de paix éternelle. Regardant froidement les choses, ce chercheur est resté sur ses positions. Il a vu une nouvelle vague de conflits s’abattre sur le monde, non pas idéologiques et économiques comme durant la guerre froide, mais des conflits culturels dans lesquels des civilisations, des systèmes de valeurs différents entraient en collision. Huntington avait un conseil simple pour l’Occident: sa survie dépendrait de la capacité des pays occidentaux à «renforcer leur identité occidentale».

Huntington en appelait à une collaboration étroite. Les pays occidentaux devaient s’accorder «pour renouveler leur culture et pour se protéger du défi de sociétés non occidentales». Il était particulièrement préoccupé par «le déclin des familles, de l’éthique du travail et de l’éducation». Le bien-être futur de l’Occident «ainsi que son influence sur les autres sociétés dépendent dans une très large mesure de sa capacité à gérer ces tendances sur lesquelles se fonde, bien sûr, la prétention à la supériorité morale des musulmans et des Asiatiques».

La Suisse, pays multiculturel et multiconfessionnel depuis toujours, a peut-être particulièrement du mal à mobiliser son propre «modèle culturel» contre les migrants et les musulmans. Il est d’autant plus important d’avoir un politique raisonnable d’immigration mesurée. Quiconque veut la liberté à l’intérieur doit être plus strict aux frontières.

 

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Alex Baur, Redaktor

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